Les cinc veritats de l’EURO

El Banc Central Europeu (BCE) “sostél’euro i l’euro sosté” la zona de l’euro. Es tracta d’“aguantarla zona per sortir d’aquesta anomenada crisi financeraque en realitat és un canvi econòmic lent i dolorós. Per a mantenir aquest paper, el BCE ha d’aguantar una sèrie de dificultats i herències, molt més complexes que les de la Reserva Federal dels Estats Units (FED), per exemple, en una situació difícil. És el seu mèrit.

Jean-Paul Betbèze ens ha declinat les cinc veritats que s’han de tenir en compte si es vol que aquesta situació sigui sostenible:

La première est que la monnaie unique conduit, dans la zone euro, à une politique économique qui n’a pas été suffisamment annoncée et préparée : la lutte contre l’inflation et la recherche de la compétitivité, avec ses conséquences. Passer à une monnaie unique implique de ne plus pouvoir dévaluer les monnaies nationales, pour la bonne raison qu’elles ont disparu. La bonne stratégie est alors de suivre, dans chaque Etat membre de la zone, des règles macroéconomiques (budgétaires) et microéconomiques (d’entreprises) qui soutiennent la compétitivité. Ceci réduit en fait le risque de chacun et le rapproche du « meilleur élève de la classe », en l’espèce l’Allemagne. Le marqueur le plus net de cette «bonne stratégie» est d’être peu ou pas inflationniste, en tout cas moins que les autres, et sûrement moins que ses principaux concurrents commerciaux.

La deuxième vérité, malheureusement, est que la mauvaise stratégie ne se paye ni tout de suite, ni directement. La perte de compétitivité par les prix se paye en effet à l’export, par des déficits extérieurs en hausse. Mais ils n’affaiblissent pas immédiatement la devise nationale qui a disparu. Ils se voient plus tard en termes de perte d’emplois, donc de moindre activité, donc de moindres ressources budgétaires. La perte de compétitivité interne ne se sanctionne plus directement sur les changes mais indirectement et plus tard par le chômage, le déficit budgétaire, la montée de la dette publique et celle du spread de financement par rapport au « meilleur élève de la classe ». C’est plus lent, plus indirect et plus pervers.

La troisième vérité est que si l’erreur ne se paye pas tout de suite, elle pousse à en faire plus encore. Ces déficits extérieurs et budgétaires sans pleurs poussent en effet à aller plus loin. Les pays qui perdent en compétitivité vont en général tenter d’aller plus vite en croissance, non pas en se développant par leurs exportations, ce qu’ils peuvent faire de moins en moins, mais en attirant de plus en plus d’investisseurs immobiliers. Les bulles immobilières, notamment au sud, se retrouvent ainsi dans des pays en difficulté externe et qui veulent «rattraper» rapidement en croissance et en niveau de vie par rapport à la moyenne européenne. S’ouvrent ainsi les drames espagnol, portugais ou grec.

La quatrième vérité est que les lois économiques continuent de jouer au sein de la monnaie unique, quand bien même on demande à chaque pays de tenir au mieux ses propres comptes, autrement dit de réduire son déficit budgétaire. On peut toujours répéter que la monnaie unique fonctionnera sans soutien (La monnaie unique, par construction, conduit à des effets de polarisation vers les pays les plus efficaces, les plus compétitifs, les régions les mieux gérées et les plus innovantes. La monnaie unique creuse les écarts. (bail out) d’un Etat défaillant par les autres, il n’empêche que les lois économiques de la concurrence jouent. Elles jouent même d’autant plus que l’espace économique s’est agrandi. Le risque de change a disparu et les spreads de taux entre Etats selon leurs qualités relatives de gestion sont, pendant tout le début de la monnaie unique, faibles ou nuls. La monnaie unique, par construction, conduit à des effets de polarisation vers les pays les plus efficaces, les plus compétitifs, les régions les mieux gérées et les plus innovantes. La monnaie unique creuse les écarts.

La cinquième vérité est que toute union monétaire implique une union de transfert. Pour compenser les effets de polarisation que crée la monnaie, tous les pays ont en eux-mêmes des systèmes de transfert interne. Les grandes villes distribuent ainsi une part de leur richesse aux régions les moins avancées. Tout pays qui est par construction une monnaie unique est en même temps une union de transfert. La zone euro a voulu réduire cette logique en mettant en avant des politiques régionales censées diminuer les écarts les plus flagrants. Ce sont des programmes de grands travaux et de désenclavement pour diminuer les inégalités de situation avec un budget communautaire pour faire évoluer la zone d’un même pas. Mais les moyens de coordination et de compensation ont été sans cesse réduits, et la logique d’union de transfert toujours repoussée. Ceci a conduit nombre de pays en perte de compétitivité externe à poursuivre leur logique d’attraction, de fuite en avant, au risque de bulles qui éclatent. Au fond, les bulles immobilières sont l’envers des insuffisances de compétitivité « normales » et des politiques de surveillance et de soutien au niveau de la zone. Si on n’est pas « bon » à l’export, on construit plus de logements et de maisons en profitant des taux bas et d’une trop faible surveillance, par les Banques centrales nationales, des crédits bancaires. Jusqu’à ce que tout saute !

 

 

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