Dels béns terrenals (escripturats)

La ville de Luxembourg est propriétaire de 21 églises situées sur son territoire. Et le restera! C’est ce qu’a fait savoir ce mercredi la bourgmestre Lydie Polfer aux représentants de plusieurs fabriques d’églises(*), avec lesquels une convention a été signée pour graver la situation dans le marbre. Cette officialisation intervient alors même que ces fabriques d’Église vont disparaître, au profit d’un «Fonds de gestion du patrimoine du culte catholique» restant à créer.

En signant ces conventions, la capitale s’est ainsi engagée à «mettre ces églises à disposition du futur Fonds, pour l’exercice du culte catholique», rassurant au passage une grande majorité des représentants de la communauté religieuse. Sauf si le futur Fonds n’a pas les moyens humains et financiers pour les faire vivre, ces églises resteront donc des lieux pour l’exercice du culte et ne seront pas transformées.

Quatorze églises sont concernées par la convention, sept d’entre elles ne l’ont pas encore signée, par opposition à ce transfert de compétences voulu par la future loi du ministère de l’Intérieur. La fabrique d’églises d’Hollerich, qui figure parmi les contestataires, a même fait une proposition pour racheter son église. «Mais nous ne sommes pas vendeur», réagit Lydie Polfer.

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(Nicolas Chauty/L’essentiel)

(*) Le terme « Fabrique d’Église » désigne à l’origine une assemblée de clercs auxquels se sont ajoutés, depuis le Concile de Trente (1545-1563), des laïcs, chargés de l’administration des biens de la communauté paroissiale. Les fabriques d’église, expression utilisée pour le culte catholique (on parle de conseil d’administration pour les autres cultes) ont été créées par des dispositions héritées du régime napoléonien (Concordat de 1801, décret impérial du 30 décembre 1809), par la loi communale votée en 1836 et la loi sur le « Temporel des cultes » de 1870.
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