Rellents… persistents

LE MONDE | 06.10.2017 à 12h28 

Tribune. Le 1er octobre, le gouvernement espagnol a choisi l’intimidation et la force policière pour perturber le vote sur l’indépendance de la Catalogne. Malgré une participation limitée, le peuple catalan a voté oui à 90 % à l’indépendance.
La solution pour maintenir l’unité espagnole aurait consisté à négocier des arrangements constitutionnels mutuellement satisfaisants pour les uns et les autres. En principe, un tel dialogue aurait protégé l’unité espagnole. A l’opposé, aucune constitution ni aucune loi fondamentale, reflets de la domination de la majorité, ne sauraient séquestrer une minorité et l’empêcher de décider de son avenir, dont l’option de l’indépendance.

Relents franquistes
Après le référendum catalan sur l’indépendance de 2014, le gouvernement espagnol avait l’occasion de négocier de nouveaux arrangements constitutionnels satisfaisants pour tous. Or Madrid n’a jamais donné suite aux demandes catalanes répétées, à savoir la modification des rapports de pouvoir entre l’Espagne et la Catalogne (incluant les autres minorités).
Le gouvernement espagnol a donc largement nourri l’insatisfaction et le nationalisme catalans. Lors du référendum du 1er octobre, il a jeté de l’huile sur le feu. Comme toujours, une communauté politique assaillie se solidarise pour faire face à l’agression. En l’occurrence, les interventions ultranationalistes portent des relents de la dictature de Franco.

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http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/10/06/courageuse-catalogne-respectons-son-droit-a-l-autodermination_5197167_3232.html#zK9Md3QJzus5puRt.99

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