Entrades amb l'etiqueta ‘Nietzsche’

Vérité et mensonge, Nietzsche

dissabte, 9/06/2018

Nietzsche – Vérité et mensonge au sens extra-moral

 

Traduit par Michel Haar et Marc B. de Launay

Au détour de quelque coin de l’univers inondé des feux d’innombrables systèmes solaires, il y eut un jour une pla­nète sur laquelle des animaux intelligents inventèrent la connaissance. Ce fut la minute la plus orgueilleuse et la plus mensongère de l’« histoire universelle », mais ce ne fut cependant qu’une minute. Après quelques soupirs de la nature, la planète se congela et les animaux intelligents n’eurent plus qu’à mourir[1].

Telle est la fable qu’on pourrait inventer, sans parvenir à mettre suffisamment en lumière l’aspect lamentable, flou et fugitif, l’aspect vain et arbitraire de cette exception que constitue l’intellect humain au sein de la nature. Des éternités ont passé d’où il était absent ; et s’il disparaît à nouveau, il ne se sera rien passé. Car il n’y a pas pour cet intellect de mission qui dépasserait le cadre d’une vie humaine. Il est au contraire bien humain, et seul son posses­seur et son créateur le traite avec autant de passion que s’il était l’axe autour duquel tournait le monde. Si nous pouvions comprendre la mouche, nous nous apercevrions qu’elle évolue dans l’air animée de cette même passion et qu’elle sent avec elle voler le centre du monde. Il n’est rien de si méprisable et de si insignifiant dans la nature qui ne s’enfle aussitôt comme une outre au moindre effluve de cette force du connaître, et de même que tout portefaix veut aussi avoir son admirateur, l’homme le plus fier, le philo­sophe, s’imagine lui aussi avoir les yeux de l’univers braqués comme un télescope sur son action et sa pensée[2]. (més…)

Sobre veritat i mentida, de F. Nietzsche

dimecres, 6/06/2018

Resum: Sobre veritat i mentida en sentit extramoral de F. Nietzsche

 

1. Nietzsche comença la narració a la manera d’una faula, mite o paràbola irònica. Ens parla d’un suposat món (en realitat no tan suposat) on certs animals inventaren el coneixement i, per això, es cregueren una mica especials. El que pretén fer-nos entendre és que allò del qual els éssers humans ens sentim tan orgullosos, la nostra intel•ligència està basada en una falsa creença. És fals que nosaltres puguem arribar a conèixer la realitat sobre les coses: el coneixement és un invent nostre “animals llestos inventarem el coneixement” per a poder sobreviure.
El problema de l’home és que es creu un ésser especial dins del cosmos pel fet de posseir la capacitat de raciocini. Cau, així, en un complet antropocentrisme que el du a creure’s el centre de tot. Però, com diu Nietzsche, si poguéssim parlar amb un mosquit veuríem que també ell té el mateix sentiment (pathos) i que en la seva peculiar visió de l’univers també es considera ell mateix com l’eix principal a l’entorn del qual tot gira. (més…)